Alors voilà, comme ça, on ne voulait plus voir personne, à part nos deux faces de rats dementelés par les changements. Deux vieilles branches rongées par l'humidité. Bref ; pauvres filles.
Ca n'était pas vraiment pour les mêmes raisons, mais les autres nous aggaçaient, d'autant plus qu'ils nous paraissaient avoir régréssé. L'un n'avait aucune maturité, l'autre, il était juste nul à ses yeux. En fait, c'était bien fini.
Maintenant, on est comme deux pauvres connes méprisantes, qui vont voir Meryl Stripp chanter Abba, parce que ça remonte le moral, ce genre de navet.
Et puis à vrai dire, nous n'avons pas la même vision des choses, et je serais presque le sosie de celui qui la plombe, comme ça. J'ai également tous les défauts relationnels qu'elle lui reproche. Mais ça n'est pas à moi de lui prouver ce que je vaut.
Putain de sa maman, mamma mia quoi.